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Longs Champs, Cesson-Sévigné, Fr.
There is no beauty in nature, said Baudelaire. A place to throw empty beer cans on Sunday, said Menken.
Il n’y a pas beauté dans la nature, a dit Baudelaire. C’est un endroit où jeter ses canettes de bière vides le dimanche a dit Menken
Edward Abbey, Desert Solitaire, 1968, traduction par Jacques Maihos.
Nature’s polluted :
There’s man in every secret corner of her
Doing damned wicked deeds.
La nature est polluée :
L’homme est là dans tous ses coins secrets
À commettre de sales foutus forfaits
Thomas Lovell Beddoes, Death’s Jest-Book, 1824.
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Much the same could be said of the tamarisk down in the canyon, of the blue-black raven croaking on the cliff, of your own body. The beauty of Delicate Arch explains nothing, for each thing in its way, when true to its own character, is equally beautiful. (There is no beauty in nature, said Baudelaire. A place to throw empty beer cans on Sunday, said Menken.) If Delicate Arch has any significance it lies, I will venture, in the power of the odd and unexpected to startle the senses and surprise the mind out of their ruts of habit, to compel us into a reawakened awareness of the wonderful—that which is full of wonder.
Edward Abbey, Desert Solitaire, 1968.
Edward Abbey, Desert Solitaire, 1968.
On pourrait dire la même chose des Tamaris qui poussent au fond du canyon, des corbeaux bleu-noir qui croassent sur les falaises, de votre propre corps. La beauté de Delicate Arch n’explique rien, car toute chose fidèle à son caractère propre est, à sa manière, également belle. (Il n’y a pas beauté dans la nature, a dit Baudelaire. C’est un endroit où jeter ses canettes de bière vides le dimanche a dit Menken.) Si Délicate Arch a un sens quelconque, il gît, oserai-je, dans le pouvoir qu’on l’étrange et l’inattendu d’aiguillonner nos sens et libérer d’un coup notre esprit des ornières de l’habitude, de nous ouvrir par la force à une conscience ressuscitée du merveilleux — de ce qui suscite l’émerveillement.
Edward Abbey, Desert Solitaire, 1968, traduction par Jacques Maihos




